02 mai 2008
J'ai trouvé une dessinatrice !
Ca y est, j'ai trouvé une jeune dessinatrice pour illustrer la couverture de mon livre et égayer quelque peu le site Internet que je suis en train de construire. La demoiselle s'appelle Sophia. Elle a 22 ans, est étudiante et stagiaire en web-design graphisme. Et bien sûr, elle dessine super bien !
Je vous laisse le lien de son blog : http://www.sozblog.com
Ci-dessus, la bannière que j'ai créé pour le futur site Internet. Vous en pensez quoi ?
20 avril 2008
Génération précaire
Ma lecture du moment : "Sois stage et tais toi", le livre du collectif Génération Précaire pour en finir avec l'exploitation des stagiaires. Extrait de l'introduction...
"Les stages oscillent entre stage "photocopies" et le stage "emploi déguisé". Dans le premier cas, le stagiaire n'assume aucune responsabilité et se cantonne aux tâches les plus ingrates, il n'apprend rien. Dans le second cas au contraire, il apprend parce qu'il assume les mêmes responsabilités qu'un salarié, sans bénéficier de la contrepartie en termes de rémunération et de droits sociaux. Quelle que soit la nature des tâches du stagiaire, il y a exploitation quand la formation dispensée ne répond pas aux attentes du stagiaire, ou quand - sous prétexte qu'il est encore en formation - sa rémunération ne correspond pas à ce qu'il apporte à l'entreprise. L'image du stagiaire réalisant des tâches répétitives et non qualifiées est toujours très vive mais ce sont en fait des stages "emplois déguisés" qui se généralisent. Les employeurs ont bien compris comment profiter d'une armée de jeunes corvéables à merci. On recrute désormais des stagiaires en remplacement de salariés en congés maladie ou maternité, pour effectuer une tâche ponctuelle, voire tout simplement sur un "poste à stagiaires". Il s'agit alors d'un poste occupé à l'année par des stagiaires"...
Sorti du contexte, l'extrait perd un peu de son impact et de sa force. Ce n'est peut-être pas non plus le meilleur, mais je n'ai pas fait de sélection en le lisant et je n'ai d'ailleurs pas encore fini ma lecture. Je me contenterais simplement de féliciter ce collectif, toutes les actions et la réalité qu'ils transcrivent dans ses pages révoltantes. Verdict : à lire.
16 avril 2008
Cherche idée lumineuse... Résultats
Il y a trois semaines environ, je vous demandais des conseils en matière d'idées de cadeaux pour un jeune homme se préparant à fêter sa 23ème bougie.
L'homme en question a été gâté. Deux mangas. Et le petit chanceux : Warcraft en manga N°1 et 2 (chanceuse aussi que je suis d'avoir trouvé une série qu'il puisse faire et être sûre que ça obtienne du succès auprès de lui). En complément : deux livres sur les métiers pour l'aider à trouver sa voie. Une sacoche Celio (pour qu'il dégage enfin son vieux sac à dos tout déformé) et une paire de gants de boxe (pour combler le grand enfant qu'il est). En complément, un album amoureux (enfin, un début, juste l'année 2006, mes partiels m'ont empêché d'avancer dessus) et un repas fondue sovayarde (merci Président) !
Bilan : cadeaux appréciés, repas délicieux = soirée réussie ! Merci de tous vos conseils.
08 avril 2008
Je déteste les périodes de partiels : Mille et une raisons
Partiels, partiels, partiels, ça revient comme une rengaine tous les six mois... Argh !
Etre étudiant = abonnement gratuit à des partiels. Fréquence : environ une semaine tous les six mois. Je crois qu'on serait bien nombreux à s'en passer, non ? Les raisons :
- Faut réviser, encore et encore, pour assurer un minimum. Eh oui, succès oblige !
- Pour se consoler, se motiver (chacun ses raisons), on mange : des bonbons, du chocolat... Le soir, pas question de s'alimenter d'haricots verts, ah non, c'est pas cool comme plat. Pendant les partiels, on mange bon, et après : on se sent coupable, gros et moche.
- Parce que, parce que... En fait, je n'ai pas tant de raisons que ça. Mais les deux premières me suffisent. Ah puis, on a beau réviser, y'a toujours des profs qui s'imaginent nous avoir enseigné tel et tel point et nous interrogent dessus... Arff... Les partiels, c'est des révisions, et de la chance !
11 mars 2008
Exposition de Dessins de presse
Parce qu’ils sont incontournables dans les médias, la Maison des Journalistes organise à partir du 18 mars 2008 une exposition de dessins de presse d’Adjim Danngar.
Les dessins de presse, forts de leur impact, permettent de s’aventurer sur un domaine peu accessible et non sans risque : la critique satirique de tout ce qui mérite de l’être, et notamment, la critique de certains gouvernements.
Les dessins de presse dérangent et cette exposition en est la preuve. Adjim Danngar, jeune dessinateur de presse et auteur de bande dessinée de 24 ans, a dû s’exiler du Tchad en 2004 sous peine d’y être exécuté pour avoir osé s’attaquer à Idriss Déby, président tchadien. Après de longues procédures auprès de diverses commissions en France, il est finalement accueilli par la Maison des Journalistes. Concept unique au monde, cette maison héberge des journalistes réfugiés du monde entier et les aide à se reconstruire, en les secondant dans l’obtention des papiers, en leur apprenant la langue française et en les accompagnant dans leur réinsertion au sein de la société française.
Par le biais de cette exposition, Adjim
Danngar et la Maison des Journalistes prennent une revanche sur cette liberté
de la presse trop souvent bafouée, en exposant des dessins de presse et autres
travaux dessinés : bandes dessinées, crayonnés et diverses autres
illustrations.
Du mardi 18 mars au vendredi 18 avril
Maison des journalistes
35 rue de Cauchy, Paris 15è
Métro 10 Javel ou métro 8 Lourmel
L’entrée est libre du lundi au vendredi
de 10h30 à 19h.
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Quelques petites explications. Suite à mon exposition sur la liberté de la presse en octobre dernier (voir plus bas), la Maison des journalistes, qui avait accueilli mon travail, a refait appel à moi début janvier pour les aider à organiser cette fameuse exposition.
Réunions de travail, sélection des dessins à exposer, élaboration d'une affiche générique et d'affichettes, création d'une brochure, rédaction de la biographie d'Adjim Danngar, d'un communiqué aux dessinateurs et d'un communiqué de presse... et j'en passe. L'emploi du temps est chargé.
Ma fierté du jour : j'ai réussi à décrocher le soutien de Jul, dessinateur de Charlie Hebdo. Il va solliciter ces chers collègues du journal. Que souhaitez de mieux ?
Que l'exposition attire les foules.... (et les journalistes pour ma part) !
26 février 2008
L'attente commence...
Ma lettre aux éditeurs
Vous trouverez ci-joint un manuscrit que j'ai intitulé "Apprentie Etudiante". L'ouvrage relate de la condition des étudiants à travers le parcours fictif de Lucie, l'espace d'une année universitaire.
Ce manuscrit se compose de deux styles littéraires.
Le premier, à la troisième personne, relate le parcours personnel de l'héroïne Lucie à travers les étapes de la vie étudiante : départ du domicile familial, recherche d'un logement, installation, études au sein d'une grande école, job étudiant, problèmes financiers...
Le deuxième style, à la première personne, donne la parole à Lucie au travers d'une interface sur le web : un blog. Elle y "publie" régulièrement des articles documentés et véridiques sur les étudiants autour de grands thèmes, tels la réforme de l'enseignement supérieur, la santé des étudiants, leurs problèmes financiers et le basculement de certain(e)s étudiant(e)s dans la prostitution, les stages et autres problèmes de société divers et variés concernant les étudiants.
Blablabla...
J'ai conscience qu'en tant qu'éditeur, vous devez recevoir des dizaines et des dizaines de romans chaque jour et qu'il vous est impossible de tous les lire. Je ne vais pas vous dire que mon travail est mieux que les autres, qu'il vaut le coup d'être lu et publié. Si vous lisez ce courrier d'accompagnement jusqu'à ce stade, je vous en remercie déjà. Si vous pouviez continuer en jetant un coup d'oeil furtivement sur les pages qui suivent et éventuellement m'informer de ce que vous en avez pensé en tant que professionnel... je vous en serais reconnaissante.
22 février 2008
Les filles ne sauraient-elles plus cuisiner ?
Il est de notoriété publique les chefs cuisto sont des hommes et qu'en majorité, les cuisines des restaurants sont composées d'hommes. Mais à la maison, c'est tout l'inverse : les femmes sont aux fourneaux. Ou plutôt, les femmes sont censées être aux fourneaux ! Notre génération verrait-elle un renversement de la donne ?
De plus en plus, j'entends mes collègues dirent qu'elles n'aiment pas cuisiner, qu'elles ne savent pas cuisiner... Moi-même je pourrais être un bel exemple. J'apprécie cuisiner, mais disons que dans mon 8m² et avec une simple plaque électrique et un micro-ondes, c'est un peu compliqué. Il faudrait également que ma bourse puisse me le permettre. Toujours est-il que pour des plats basiques, mais ultra basique, je serais apparemement une cruche. Oui oui, mon homme me fait remarquer tous les week-end que je ne sais pas cuisiner...
Une bonne âme généreuse se dévouerait-elle à me donner des cours de cuisine ? N'empêche que ma dernière mousse au chocolat, mon dernier flan et mes dernières lasagnes maison étaient des délices. Alors pourquoi ne suis-je pas capable de faire convenablement une omelette ?
15 février 2008
Prostitution des étudiant(e)s
Nouveau
phénomène qui concerne les futurs diplômés du pays et du globe entier, qui
scandalise la population, choque les plus prudes, mais n’étonne personne :
la prostitution.
Le
sujet est sensible. De plus en plus d’étudiants, principalement des étudiantes,
tombent dans l’engrenage de la prostitution afin de subvenir à leurs moyens.
Paiement du loyer, des charges, les droits universitaires, la nourriture… Les
frais sont énormes et les paies sont en général bien insuffisantes.
Il
y a les étudiants pauvres, et ceux vivant dans une extrême pauvreté, prêts à
tout pour s’en sortir. 45 000 : ce chiffre correspond justement au nombre
de jeunes vivant dans une situation de très grande pauvreté. 225 000 :
c’est le nombre d’étudiants qui peinent à financer leurs études. Il y a là un
grand réservoir potentiel de candidats. Combien d’entre eux ont choisis cette
solution ? Se prostituer…
Quelques
organismes ont tenté de mener des enquêtes, quelques sondages ont été réalisés,
mais il est bien évident que celles et ceux qui « choisissent » de
travailler dans des bars à hôtesses ou des agences d’escort girls ne vont pas
le crier. Le Figaro a avancé les chiffres du syndicat SUD-Etudiant. Malgré la
discrétion du phénomène, ce dernier affirmerait que 40 000 étudiants
seraient concernés, une majorité de filles, soit un sur 57.
La
Kingston University a également mené une étude sur le sujet. L’industrie du
sexe serait de plus en plus florissante en Angleterre où il n’est pas anodin de
rappeler que les frais de scolarité ont été multipliés par trois depuis 1998,
atteignant le montant annuel approximatif de quatre mille cinq cent euros. Le
Japon, où les taux de scolarité sont les plus élevés au monde, ne fait pas
mieux. En Pologne, on a même surnommé les étudiantes concernées des
« universtituées ».
De
manière régulière ou occasionnelle, de plus en plus de jeunes font de leur
corps et charmes un commerce bien lucratif. Loin des 8,30 euros du SMIC, l’argent
demeure l’élément déclencheur du basculement dans la prostitution.
Escort,
femme de ménage en petite tenue, masseuses, les services des étudiantes
sévissent également sur Internet avec des commerces de photographies érotiques
ou des strip-teases personnalisés… Les
plus débrouillardes et pas farouches, comme le demande certaines annonces
malhonnêtes, bénéficient contre services d’un logement gratuit… L’industrie
prend diverses formes et il est d’autant plus difficile de la réprimander avec une absence totale de racolage et de proxénétisme. La rue est
évitée en raison des réseaux de proxénètes, mais les dégâts psychiques,
psychologiques et autres n’en sont pas moindres. Ce genre d’expérience a ses
conséquences et laisse ses souvenirs. Un engrenage où il est souvent dur de
s’arrêter et de s’en sortir indemne.
09 février 2008
"Mes chères études"
A
moins que vous habitiez au fin fond d’un trou perdu sans la télévision ni
journaux, vous avez sans doute dû entendre parler du livre « Mes chères
études » de Laura D. dont la profession alimentaire, comme le précise le
sous-titre, est prostituée.
Quelque
peu intriguée par ce roman (et jalouse qu’une étudiante ait publiée), je n’ai
pu m’empêcher d’acheter le livre en question. Je vous livre la quatrième de
couverture :
« Je
m’appelle Laura, j’ai 19 ans. Je suis étudiante en langues vivantes et je suis
obligée de me prostituer pour payer mes études. Je ne suis pas toute seule dans
ce cas. Il paraît que 40 000 autres étudiantes font comme moi. Tout s’est
enchaîné dans une logique bizarre, sans que je me sois vraiment rendu compte
que je tombais. Je ne suis pas née avec une petite cuillère en argent dans la
bouche. Je n’ai jamais connu le luxe et l’aisance, mais jusqu’à cette année, je
n’ai manqué de rien. Ma soif d’apprendre, mes convictions m’ont toujours fait
penser que mes années étudiantes seraient les plus belles, les plus
insouciantes. Je n’aurai jamais pensé que ma première année à l’université se
transformerait en un véritable cauchemar ».
Je
ne sais pas ce que vous avez pensez de ce livre si vous l’avez lu, ou vu.
Personnellement, je n’arrive pas à comprendre cette étudiante. J’approuve la
cause de ce livre qui parle d’un véritable problème de société et bien réel.
L’histoire touche et fait réfléchir. Ensuite, concernant le cas de Laura, je
crois qu’elle aurait pu éviter cette situation. Je suis quand même bien placée
pour comprendre ce que sont les problèmes d’argent, à vivre avec 400 euros
environ par mois (ce qu’elle gagne). Or, j’arrive à m’en sortir sans avoir à me
prostituer. Bien sûr, mon loyer n’est pas aussi élevé que le sien, mais j’ai
tout de même une école payante et largement plus coûteuse que la FAC.
On
pourrait en parler longuement… Le livre reste « sympathique » et vaut
quand même le détour, mais Laura se décrédibilise quant à sa nécessité de se
prostituer.
03 février 2008
TGV Pièces Jaunes à Metz
A l'origine : des enfants malades, des hôpitaux et un quotidien pas toujours très gaie. La Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France organise chaque année et ce depuis 19 ans, une grande campagne de collecte nationale baptisée "Pièces Jaunes" afin d'améliorer le quotidien des enfants à l'hôpital. Rapprochement des familles, développement des activités, amélioration de l'accueil et du confort ou la création de structures spécifiques aux adolescents sont les principaux axes sur lesquels travaille la Fondation.
Ce week-end, le TGV Pièces Jaunes a parcouru la France de Metz à Nice, en passant par Châlons-en-Champagne et Bourg-en-Bresse pour recueillir les tirelires des enfants et adolescents ayant collectés pour leurs camarades malades.
Parce qu'être étudiante signifie également être stagiaire, je suis en stage (à mi temps les après-midi) depuis le début de l'année scolaire à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Vendredi, j'étais donc à Metz sur la première étape du TGV Pièces Jaunes. Au programme pour moi : accueil et prise en charge des journalistes, gestion de leurs demandes d'interviews auprès de Madame Chirac, la présidente de la Fondation, David Douillet et Lorie, les parrains, et les artistes et sportifs mobilisés (Leslie, Vitaa, Pierre, Alexia et Lucie de la Star Academy... & Sébastien Loeb, Henri Leconte, Franck Leboeuf...).
Une superbe expérience, malgré les 6 heures passées sous la pluie/neige. Eh oui, le temps n'était malheureusement pas au rendez-vous !
Et surtout, n'oubliez-pas, il ne vous reste qu'une semaine (samedi 9 février) pour déposer vos petites pièces dans les tirelires Pièces Jaunes (aux bureaux de poste, aux caisses des magasins Carrefour...).






