08 avril 2008
Je déteste les périodes de partiels : Mille et une raisons
Partiels, partiels, partiels, ça revient comme une rengaine tous les six mois... Argh !
Etre étudiant = abonnement gratuit à des partiels. Fréquence : environ une semaine tous les six mois. Je crois qu'on serait bien nombreux à s'en passer, non ? Les raisons :
- Faut réviser, encore et encore, pour assurer un minimum. Eh oui, succès oblige !
- Pour se consoler, se motiver (chacun ses raisons), on mange : des bonbons, du chocolat... Le soir, pas question de s'alimenter d'haricots verts, ah non, c'est pas cool comme plat. Pendant les partiels, on mange bon, et après : on se sent coupable, gros et moche.
- Parce que, parce que... En fait, je n'ai pas tant de raisons que ça. Mais les deux premières me suffisent. Ah puis, on a beau réviser, y'a toujours des profs qui s'imaginent nous avoir enseigné tel et tel point et nous interrogent dessus... Arff... Les partiels, c'est des révisions, et de la chance !
15 février 2008
Prostitution des étudiant(e)s
Nouveau
phénomène qui concerne les futurs diplômés du pays et du globe entier, qui
scandalise la population, choque les plus prudes, mais n’étonne personne :
la prostitution.
Le
sujet est sensible. De plus en plus d’étudiants, principalement des étudiantes,
tombent dans l’engrenage de la prostitution afin de subvenir à leurs moyens.
Paiement du loyer, des charges, les droits universitaires, la nourriture… Les
frais sont énormes et les paies sont en général bien insuffisantes.
Il
y a les étudiants pauvres, et ceux vivant dans une extrême pauvreté, prêts à
tout pour s’en sortir. 45 000 : ce chiffre correspond justement au nombre
de jeunes vivant dans une situation de très grande pauvreté. 225 000 :
c’est le nombre d’étudiants qui peinent à financer leurs études. Il y a là un
grand réservoir potentiel de candidats. Combien d’entre eux ont choisis cette
solution ? Se prostituer…
Quelques
organismes ont tenté de mener des enquêtes, quelques sondages ont été réalisés,
mais il est bien évident que celles et ceux qui « choisissent » de
travailler dans des bars à hôtesses ou des agences d’escort girls ne vont pas
le crier. Le Figaro a avancé les chiffres du syndicat SUD-Etudiant. Malgré la
discrétion du phénomène, ce dernier affirmerait que 40 000 étudiants
seraient concernés, une majorité de filles, soit un sur 57.
La
Kingston University a également mené une étude sur le sujet. L’industrie du
sexe serait de plus en plus florissante en Angleterre où il n’est pas anodin de
rappeler que les frais de scolarité ont été multipliés par trois depuis 1998,
atteignant le montant annuel approximatif de quatre mille cinq cent euros. Le
Japon, où les taux de scolarité sont les plus élevés au monde, ne fait pas
mieux. En Pologne, on a même surnommé les étudiantes concernées des
« universtituées ».
De
manière régulière ou occasionnelle, de plus en plus de jeunes font de leur
corps et charmes un commerce bien lucratif. Loin des 8,30 euros du SMIC, l’argent
demeure l’élément déclencheur du basculement dans la prostitution.
Escort,
femme de ménage en petite tenue, masseuses, les services des étudiantes
sévissent également sur Internet avec des commerces de photographies érotiques
ou des strip-teases personnalisés… Les
plus débrouillardes et pas farouches, comme le demande certaines annonces
malhonnêtes, bénéficient contre services d’un logement gratuit… L’industrie
prend diverses formes et il est d’autant plus difficile de la réprimander avec une absence totale de racolage et de proxénétisme. La rue est
évitée en raison des réseaux de proxénètes, mais les dégâts psychiques,
psychologiques et autres n’en sont pas moindres. Ce genre d’expérience a ses
conséquences et laisse ses souvenirs. Un engrenage où il est souvent dur de
s’arrêter et de s’en sortir indemne.
03 février 2008
TGV Pièces Jaunes à Metz
A l'origine : des enfants malades, des hôpitaux et un quotidien pas toujours très gaie. La Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France organise chaque année et ce depuis 19 ans, une grande campagne de collecte nationale baptisée "Pièces Jaunes" afin d'améliorer le quotidien des enfants à l'hôpital. Rapprochement des familles, développement des activités, amélioration de l'accueil et du confort ou la création de structures spécifiques aux adolescents sont les principaux axes sur lesquels travaille la Fondation.
Ce week-end, le TGV Pièces Jaunes a parcouru la France de Metz à Nice, en passant par Châlons-en-Champagne et Bourg-en-Bresse pour recueillir les tirelires des enfants et adolescents ayant collectés pour leurs camarades malades.
Parce qu'être étudiante signifie également être stagiaire, je suis en stage (à mi temps les après-midi) depuis le début de l'année scolaire à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Vendredi, j'étais donc à Metz sur la première étape du TGV Pièces Jaunes. Au programme pour moi : accueil et prise en charge des journalistes, gestion de leurs demandes d'interviews auprès de Madame Chirac, la présidente de la Fondation, David Douillet et Lorie, les parrains, et les artistes et sportifs mobilisés (Leslie, Vitaa, Pierre, Alexia et Lucie de la Star Academy... & Sébastien Loeb, Henri Leconte, Franck Leboeuf...).
Une superbe expérience, malgré les 6 heures passées sous la pluie/neige. Eh oui, le temps n'était malheureusement pas au rendez-vous !
Et surtout, n'oubliez-pas, il ne vous reste qu'une semaine (samedi 9 février) pour déposer vos petites pièces dans les tirelires Pièces Jaunes (aux bureaux de poste, aux caisses des magasins Carrefour...).
08 janvier 2008
La période la plus détestée des étudiants : les partiels !!
Les partiels, vous connaissez ce mot ? Vous savez, cette période inscrite en rouge dans votre emploi du temps de l'année et qui angoisse tous les étudiants.
Révisions, encore et encore. Des sujets tordus, des feuilles d'examens blanches, l'angoisse du trou. Des soirées entières à réviser. Vite des vitamines, des tranquilisants, des antidépresseurs... même pour certains, sans oublier les effets secondaires que cela provoque sur la santé...
Bon courage à ceux qui se préparent à être en partiels, moi je les ai terminé. Ouf, enfin, ça fait du bien ! Vivement la fin des études pour être débarassée de tout ça !
01 janvier 2008
Etudiant, prend de bonnes résolutions en ce début d'année !
Chaque début d'année, on remet ça : les voeux, de bonheur, de réussite, de santé et tout le blabla traditionnel. Et puis ensuite, il y a les bonnes résolutions de l'année. Bon, ce n'est pas parce que c'est le début de l'année qu'on doit obligatoirement se définir de bonnes résolutions à tenir, souvent que bien souvent, elles sont bien vites abandonnées...
Mais histoire d'honorer les traditions, pourquoi pas ?
En tant qu'étudiant, tu auras pour commandement en 2008 :
- De faire attentivement tes devoirs
- De réviser sérieusement tes partiels et de les réussir de ton mieux
- De réussir à t'organiser afin de concilier travail pour payer les nombreux frais qui nous incombent, les études qui nous stressent, les devoirs, travaux personnels et révisions, un peu de détente malgré tout avec quelques sorties et soirées télé ou bouquine.
- Ne pas...
Argh, de toute façon, les objectifs sont tellement nombreux en tant qu'étudiant et tellement irréalisables. Comment réussir parfaitement ses études, en conciliant un travail, voire même un stage, les devoirs... et ne pas craquer ?
Simplement, étudiants, bon courage à vous pour cette nouvelle année d'étude. Qu'elle se poursuive du mieux que possible !
19 juillet 2007
Un mal être étudiant… aux chiffres alarmants…
Lorsqu’on demande aux étudiants
s’ils jugent avoir une bonne santé, plus de 95% d’entre eux répondent
« oui » sans hésitation. Et pourtant, de nombreuses souffrances
parasitent la santé des étudiants. Des souffrances difficiles à déceler, des
souffrances enfouies au plus profond de chacun, par choix ou par négligence.
Lorsqu’on creuse, ce taux de 95% fond à vue d’œil…
Selon une enquête de la Smerep
publiée dans le quotidien Métro à l’occasion de la Semaine du Bien Être
Etudiant ; 36,2% des étudiants seraient stressés, dont une majorité de
femmes.
Le mal être étudiant résulte de plusieurs causes.
La première et la plus évidente
concerne les études. Le passage de
l’enseignement secondaire est en total décalage avec l’enseignement supérieur
et cette transition se révèle difficile à subir.
Cette prise d’indépendance forcée
a pour deuxième conséquence l’isolement. Outre le problème de la distance
géographique auquel sont confrontés ou non les étudiants, il s’agit surtout
d’un ressentiment d’exclusion véhiculé dans l’enseignement supérieur :
personne ne connaît personne et chacun se retrouve livré à lui-même.
S’ensuit le problème budgétaire,
source de nombreux tracas débouchant pour 20% des étudiants sur de l’angoisse,
des insomnies et de la déprime.
On peut compléter ce mal être par
une quatrième cause qui est celle de l’avenir. 10% des étudiants n’ont
absolument pas confiance en l’avenir et quatre fois plus ont peu confiance.
Un mal être compréhensible et
difficile à atténuer lorsqu’on constate l’ampleur des causes et le peu de
solutions envisageables afin de rétablir la donne.
09 juillet 2007
Santé et étudiants ne font pas bon ménage
Des études sur les étudiants sont régulièrement menées, essentiellement par les mutuelles étudiantes, et l’observatoire de la Vie Etudiante. Récemment, on a pu constater un état des lieux vraiment préoccupant et concernant plus particulièrement l’état de santé psychologique des étudiants, un domaine peut sondé jusqu’à présent et qui inquiète.
En juin 2005, la première enquête
nationale portant sur la santé des étudiants est menée. L’état de santé des étudiants se alors définit par « une
souffrance psychique plus ou moins importante et qui peut avoir des
conséquences irréversibles dans la vie d’un étudiant ».
Il faut en finir avec cette image
de l’étudiant insouciant. De nombreuses difficultés résultent de ce passage de
la vie d’ado révolté à l’adulte qui se doit d’être posé et
responsable.
Etre étudiant comporte de
nombreux synonymes tels que séparation familiale, immense université où
personne ne connaît personne, examens, stress, boulot, tonne de devoirs et travail
personnel, problème d’argent. Le passage à la vie étudiante où l’on se retrouve
bien souvent sans ancrage n’est pas des plus évidents à gérer et à assumer.
L’étudiant se retrouve être fragile et vulnérable, et ce n’est pas parce que l’on quitte son village de cinq cents habitants du fin fond de la campagne pour rejoindre Paris que l’on ne se sentira pas seul. Paris est une ville qui grouille d’habitants. Ils y sont plus que nombreux, mais tous pressés, tous formatés, sur le mode métro-boulot-dodo, si bien qu’on s’y sent en réalité très seul, abandonné et encore plus confronté au problème de l’argent puisqu’à Paris, les prix…. pour quoi que se soit…. sont hors de prix.
27 juin 2007
L’université arrivera-t-elle à se réorganiser ? (3)
Telle notre question et notre
inquiétude, même si pour nous, il est certainement déjà trop tard…
La réforme récente du système universitaire avec l’introduction du LMD, entendez Licence, Master, Doctorat avait déjà fait progresser l’université, mais pas suffisamment.
Le LMD, à défaut de réformer
l’enseignement et le problème du grand taux d’échecs, a réformé les diplômes en
les uniformisant. La notion de compétences acquises dans l’ensemble des
disciplines et filières a été introduite afin d’avoir en apparence des parcours
plus adaptés et donc meilleurs pour notre prochaine professionnalisation.
En apparence. Car outre le LMD,
des notions, diplômes, je ne sais plus comment il faut appeler ceci, comme le
DEUG subsistent toujours.
Du travail fait à moitié.
Quelques chiffres :
- Plus de 4300 formations – de quoi s’y perdre – et plus
de 22 000 formations post secondaires. Je m’y perds tellement que je ne
suis plus bien sûre de saisir la nuance.
- Plus de 180 sites où étudier – mais est-ce que pour
autant on a l’embarras du choix ?
- 5000 conseillers d’orientation pour un équivalent de
six millions de collégiens et lycéens confondus, soit, je vous fais le
calcul : un conseiller pour un millier d’élèves. Je ne vous fais pas de
dessin, je pense que vous comprenez.
- Et une petite statistique pour finir : le taux de
chômage en 2005 pour les 15 – 24 ans s’élève à 22% en France alors que la
moyenne européenne se situe à 18%.
Sans commentaire. Les chiffres
parlent d’eux-mêmes.
21 juin 2007
La faculté de former des chômeurs ! (2)
L’université française est surtout victime
d’un manque de moyens financiers important et évident, ne permettant aucun
encadrement envisageable des étudiants et pénalisant les plus fragiles.
Alors que des universités telles
Harvard comptent leur budget par plusieurs centaines de milliards, les caisses
de l’Etat français sont vides et comportent même de grands fossés. Impossible
du coup d’augmenter les montants qui sont alloués aux facultés. Vous
rendez-vous compte que le budget dont dispose la célébrissimement célèbre université Harvard est supérieur au
budget total, je dis bien total, consacré à la recherche et à l’enseignement
supérieur en France ?! Les universités américaines sont si riches (trop
riches même), qu’elles pourraient établir des classements lorsqu’on sait que
cinquante d’entre elles sont milliardaires. A moins que ces classements
n’existent déjà, ce qui ne serait guère étonnant.
La solution, la vraie solution, comme vous le dites, Chers Messieurs du gouvernement, serait d’augmenter les droits. Sujet oh combien tabou. Les étudiants seraient alors amenés à financer eux-mêmes leurs études. Allez-y, oui, bien sûr, vous avez raison. Transformez l’enseignement supérieur en formation privée. D’une université qui prône l’égalité des chances et permet même aux plus démunis d’avoir l’opportunité d’étudier… à une université qui sélectionne en fonction de la grosseur du porte monnaie.
Eh bien, vous ne m’étonnez
nullement que ce sujet soit tabou. Il y a de quoi !
Alors oui, cette augmentation –
afin de mieux nous faire avaler la pilule – s’accompagnerait davantage de
bourses au mérite – que vous nous payerez grâce à nos droits – et de davantage
de prêts d’honneur.
Alors oui, l’étudiant chinois
paye deux mille dollars sa scolarité annuelle. L’étudiant anglais débourse
trois mille euros. Pourquoi pas nous ?
19 juin 2007
La faculté de former des chômeurs ! (1)
Les rédacteurs de la loi de 1984
sur le fonctionnement de l’université avaient mis en avant une loi sur
l’égalité des chances, primordiales à leurs yeux. Cette égalité des traitements
spécifiait que chaque bachelier devait être libre de choisir l’établissement et
la filière de son choix. Les universités favorisent donc l’égalité des chances
prévue il y a plus de vingt ans de cela maintenant.
Mais cette égalité des chances n’est-elle pas absurde et mensongère ? Laisser l’étudiant choisir son établissement et sa filière. Ce n’est pas parce que je désire aller étudier à la Sorbonne que j’irai. Il faut que je choisisse – il faut alors changer de verbe Messieurs – l’université dont je dépends. Celle de mon secteur. Ah oui, nuance me direz-vous, ceci n’est valable que pour certaines filières. Toutefois, je doute fort que l’on m’autorise à aller étudier les langues à Toulouse alors que cette formation m’est proposée à quelques kilomètres de mon domicile.

